Poésie pour elle

Contre le harcèlement, agissons tant que nous le pouvons !

Bip. Bip. La sonnerie du réveil retentit. Deb sortit doucement du monde des rêves pour revenir à celui de la réalité. La transition, comme chaque matin, fut difficile. Elle aurai préféré rester dans ces rêves sans soucis. Mais elle ne le pouvait. Et comme chaque matin depuis quelques semaines déjà, elle se leva, la boule au ventre qui petit à petit reprenait sa place au fond d'elle.
Machinalement, elle fit le lit, prépara ses habits et ouvrit les volets de la fenêtre de sa chambre. Le soleil brillait dans un ciel bleu sans l'ombre d'un nuage. Mais cela n'avait aucune importance pour elle. Car elle savait que sa propre journée serait grise et bien triste.
Des larmes lui montèrent aux yeux mais elle les chassa aussitôt. Elle prit ses affaires et se dirigea vers la salle de bain. Elle se prépara en quelques minutes tout en prenant soin d'éviter de regarder son reflet dans le miroir accroché au dessus de l'évier. Après tout elle n'avait pas besoin de se regarder. Quelque soit l'apparence qu'elle avait, elle savait que cela serait une source de brimades. Alors inutile de s'attarder dessus. Elle sortit de la pièce et se rendit dans la cuisine. Deux tartines de confiture de fraises que sa mère avait préparé avant de s'en aller travailler, l'attendaient dans une assiette, avec à côté une pomme et un grand verre de jus d'orange. Deb ne prit pas la peine de s'asseoir. Elle avala ce que son estomac voulait bien avaler et jeta le reste. De toute façon elle n'avait jamais vraiment faim. Ce nœud dans l'estomac lui coupait quasiment toute appétit. Elle mit ses basket, attrapa son manteau puis son sac à dos et sortit. Elle marchait lentement, voulant à plusieurs reprises faire demi-tour. Mais elle ne pouvait pas. Comment justifier auprès de sa mère qu'elle n'avait pas été en cours ? Elle avait déjà prétexté être malade assez de fois. Et elle ne voulait pas que l'on se doute de quoi que ce soit. Surtout pas sa mère qui avait déjà bien à faire avec la maison et son travail. Elle n'avait guère besoin de soucis en plus.
Deb finit par arriver. Elle prit une profonde inspiration et traversa le portail de son école. Nombreuses fois elle s'était dit que lorsqu'elle traversait ce portail, elle arrivait tout droit dans un cauchemar. Son propre cauchemar. La sonnerie retentit, et se fut une longue journée qui débuta. Une journée interminable où les brimades, les moqueries en classe, les insultes à l'heure des pauses, les rires des personnes se moquant d'elle ne cessaient pas une seule fois. Tout était prétexte pour faire d'elle leur martyre, et l'humilier d'avantage. Elle serra les dents et ne disait rien. Parfois quelques larmes s'échappaient de ses yeux mais elle les essuyaient rapidement car cela ne faisait qu'amuser ses tortionnaires. Encaisser était devenue une habitude, le quotidien de chaque jour. Et lorsque la dernière sonnerie annonçant la fin de cette journée retentit, elle se précipita pour rentrer chez elle. Et elle savoura ces quelques instants de répis qui s'offraient à elle, avant qu'une nouvelle journée ne débute, espérant que ce ne serait pas la dernière. Car plus les jours passaient et moins Deb n'avait la force de continuer à vivre ce qu'elle subissait. Elle savait qu'à un moment donné, ces personnes arriveraient par complètement la brisée au point qu'elle finisse par pensée qu'il n'y ai d'autres solutions que de ne plus exister, si cet harcèlement quotidien ne s'arrêtait guère.y



Articles Similaires romantiques

Insérer un commentaire Masquer